FPB Mémorandum Politique

12/04/2018

Communiqué de presse

« Pas de transition énergétique sans carburants liquides»
Le secteur pétrolier paré pour l’avenir
 
29 novembre 2018 - Avec ce message, la Fédération Pétrolière Belge (FPB) veut souligner que les carburants liquides innovants à faible émission de carbone contribueront de manière significative à l’approvisionnement énergétique. Dans les années à venir, les transports et une partie du chauffage des bâtiments resteront largement tributaires des carburants liquides. Mais les carburants du futur seront clairement différents de ceux d'aujourd'hui en ce qui concerne leurs émissions réelles de CO2. Celles-ci seront nettement réduites pour contribuer efficacement à la réalisation des objectifs climatiques. Dans la perspective des élections fédérales et régionales de 2019, la FPB formule une série de recommandations concrètes pour l’avenir dans son mémorandum politique.
Jean-Pierre Van Dijk, secrétaire-général de la FPB: “En tant que partenaire de la transition énergétique, nous sommes conscients de notre responsabilité de contribuer à la réalisation des objectifs climatiques. Dans notre vision, il ne peut y avoir de transition énergétique sans un rôle pour les carburants liquides, qui devront être bas carbone. Notre principale demande aux autorités est que le principe de neutralité technologique soit respecté et que des règles de jeu équitables s'appliquent à toutes les technologies contribuant à la réduction des émissions. Il existe déjà des carburants synthétiques qui sont les précurseurs des carburants liquides à faible teneur en carbone du futur. Ces innovations donneront aux carburants de demain une place dans le mix énergétique. Il est important qu'aucune innovation susceptible d'aider à atteindre les objectifs climatiques de manière significative ne soit exclue. Ce que nous demandons, c’est que les décideurs politiques en tiennent compte dès maintenant.

  • Carburants liquides bas carbone: Toutes les technologies qui apportent une solution significative aux défis liés à la qualité de l'air et aux émissions de CO2 méritent une chance égale. Le secteur pétrolier investit dans de nouvelles technologies visant spécifiquement à réduire les émissions de CO2, à travers des carburants liquides à faible émission de carbone. Des entreprises d'autres secteurs travaillent également sur des innovations dans ce domaine. Ainsi, le diesel XTL (synthétique) peut désormais être mis sur le marché belge. Ce carburant fait partie de la liste des énergies alternatives européennes.

L'avantage d'un carburant à faible teneur en carbone provenant de sources renouvelables est que les efforts sont déployés en amont de la chaîne de distribution et que, en outre, aucune adaptation n'est nécessaire dans la chaîne de distribution (station-service) ou dans les véhicules. L’arrivée de cette solution peut s'effectuer progressivement sans qu'il ne soit nécessaire de créer de nouvelles infrastructures coûteuses (contrairement p.e. avec l'électrification de la flotte) ou que l'utilisateur est amené à acheter une nouvelle voiture. La FPB demande donc que ces solutions soient reprises dans les plans politiques et ne soient pas arrêtées par des mesures restrictives. Les carburants tels que le diesel synthétique XTL doivent être inclus dans le Plan National Energie et Climat.

  • Qualité de l’air et voitures diesel: La conformité aux critères de qualité de l'air ne dépend pas seulement de la circulation routière. Dénoncer la voiture comme unique responsable est devenu une idéologie sans fondement alors que c’est dans ce domaine que d’importantes améliorations (par rapport à d’autres sources d’émissions) ont été réalisées. Ainsi, les émissions de particules fines d'un moteur diesel sont devenues presque négligeables, comme le soulignent les mesures officielles. Aujourd'hui, les technologies de réduction des émissions de NOx (oxydes d'azote) se sont nettement améliorées et les nouveaux véhicules homologués montrent qu'elles se situent désormais au-dessous des limites des normes d'émissions devenues plus strictes et testées dans des conditions de conduite réelles (tests RDE). À partir de 2020, tous les nouveaux véhicules diesel devront répondre à la norme Euro 6d. De cette façon, l'impact des émissions de particules fines et de NOx des nouvelles voitures diesel sur la qualité de l'air en 2030 ne se distinguera guère de celui d'une flotte de véhicules électriques. L'interdiction de «tous» les véhicules diesel, comme prévu à Bruxelles d'ici 2030, est donc inutile et injustifiée car elle ne prend pas en compte la réalité technologique des moteurs à combustion interne d'aujourd'hui et de demain. Outre les moteurs à essence, la dernière génération de véhicules diesel pourra pleinement justifier une place sur la route et en ville. Entre-temps, les zones à basses émissions apportent une réponse adéquate et efficace à l’interdiction des voitures les plus anciennes dans les zones urbaines sensibles.
  • Fiscalité de mobilité adaptée: La FPB plaide pour que les mesures de mobilité fiscales n’entraînent pas des coûts supplémentaires pour les citoyens et les entreprises. Des changements sont toutefois nécessaires. Cependant, actuellement, seuls les carburants diesel et à base d'essence sont taxés via des accises. À l'avenir, l'utilisation de la route sera taxée différemment et tous les usagers de la route (même avec des énergies alternatives) devront contribuer. Les moteurs thermiques, hybrides et électriques ont leur raison d’être en fonction des divers besoins de déplacement des citoyens et entreprises.  Le remplacement des voitures thermiques dans la rue de la Loi ou sur le ring de Charleroi par des voitures électriques ou utilisant d’autres énergies alternatives ne résoudra pas les problèmes d’embouteillage. Les solutions doivent également venir d'un changement de comportement réel, de vraies alternatives et de la promotion d'une mobilité multimodale.
  • Chauffage dans les bâtiments avec des installations hybrides: Une transition vers des formes d'énergie durables plus performantes est également nécessaire dans le secteur du chauffage. Les chaudières au mazout à haut rendement et les installations de plus en plus hybrides sont une réalité technologique et ont leur place dans le mix énergétique vers une société bas carbone. C'est pourquoi la FPB demande le retrait de l’interdiction d’achat de nouvelles installations au mazout prévue en 2035 et de la remplacer par des mesures positives qui encouragent et stimulent le remplacement de systèmes de chauffage obsolètes, e.a. par des chaudières à haut rendement ou  hybride. Dans ces dernières, le mazout à haut rendement énergétique et les sources d'énergie renouvelables se complètent de manière optimale. Cela permet à chaque utilisateur non seulement d'économiser de l'énergie, mais également de contribuer à la réduction des émissions sans avoir à utiliser le réseau électrique aux moments les plus critiques de consommation.
  • Préserver la position concurrentielle du secteur de la raffinerie et de la pétrochimie dans notre pays: Le secteur du raffinage dans notre pays, qui fait partie du plus important cluster pétrochimique du monde, revêt une importance cruciale pour l'économie belge. Elle travaille sur la réduction des gaz à effet de serre au sein du système ETS. Pour cette raison, elle n’est pas favorable à de chemins de réduction absolus qui pourraient être décidés au-delà des objectifs ETS. Les investissements dans l'innovation ont besoin d’un climat favorable, ainsi que d’un cadre juridique et réglementaire stable. Le contexte concurrentiel international spécifique de l’activité de raffinerie nécessite la mise d’un ‘level playing field’ (conditions égales pour tous). La FPB plaide également pour une réduction supplémentaire des coûts de main-d'œuvre, de sorte que le handicap lié aux coûts salariaux en Belgique diminue, notamment pour rester compétitif par rapport aux pays voisins.

Carburants innovants bas carbone : l’avenir commence aujourd’hui
Il existe différentes technologies pour la production de carburants liquides à faible teneur en carbone: biocarburants durables, hydrogène à faible teneur en carbone et e-fuels. Ils bénéficient de la même densité énergétique élevée et peuvent être intégrés de manière directe aux infrastructures et applications existantes. 

  • Le diesel XTL est un diesel synthétique. Il peut être produit à partir de plusieurs matières premières, chacune via une technologie de production spécifique : le gaz naturel (GTL, « Gas To Liquid »), la biomasse (BTL ou « Bio To Liquid »).  ou via l’hydrogénation d'huiles végétales (HVO ou « Hydrogenated Vegetable Oil »). Et à l'avenir également des énergies renouvelables PTL (Power to Liquid).
  • De nouveaux biocarburants apparaîtront dans la filière BTL: tels que les huiles d’algues, qui seront ensuite transformées en carburants liquides à faible teneur en carbone dans les raffineries classiques.
  • Dans la filière PTL, les e-fuels seront des carburants pratiquement neutres pour le climat, produits à partir d'électricité renouvelable et de CO2 (ainsi que de matières résiduelles).

 
Lien vers le mémorandum politique :
https://www.petrolfed.be/sites/default/files/jaarverslagen/bpf-memorandum-2019-fr.pdf
 
La Fédération Pétrolière Belge
La Fédération Pétrolière Belge représente toutes les raffineries ainsi que des sociétés de distribution et de stockage de produits pétroliers en Belgique. Elle couvre 100 % de la capacité de raffinage et près de 80 % de la vente de carburants et combustibles en Belgique.
 
Contact presse:
Fédération Pétrolière Belge
Jean-Benoît Schrans  - Public Affairs & Communication Manager
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