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1) Pourquoi remplace-t-on l’essence 95 par la 95 E10?

Le principal objectif poursuivi par le gouvernement belge en remplaçant, au 1er janvier 2017, l’essence 95 par la 95 E10, est d’augmenter la part des biocarburants dans les carburants de transport mis en consommation sur le marché belge. Ce faisant, la Belgique poursuit les objectifs définis dans les directives européennes (la directive 2009/28 relative aux sources d’énergies renouvelables et la directive 2009/30 relative à la qualité des carburants). D’autres pays européens  proposent l’essence 95 E10 depuis plusieurs années.

Ce passage vers l’essence 95 E10  décidé par les autorités fédérales contribuera au triple objectif:

•  d’atteindre 10 % d’énergies renouvelables dans le transport à l’horizon 2020 ;

•  de diminuer la dépendance aux énergies fossiles ;

•  de contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de serre par le transport

 

2) Y avait-il du bioéthanol dans l’essence auparavant?

Oui. Vous ne le saviez peut-être pas mais depuis le 1er juillet 2009, date d’entrée en vigueur de la première loi d’obligation de mise sur le marché de biocarburants, les essences mises en consommation en Belgique devaient contenir au minimum 4 % de bioéthanol.

 

3) Pourquoi n’autorise-t-on pas plus de 10 % de bioéthanol dans l’essence en Belgique 

Les normes européennes fixent à 10 % la proportion maximale de bioéthanol pouvant être mélangée à de l’essence. Au-delà de 10 %, les moteurs des véhicules ne sont pas adaptés.

 

4) L’introduction de la 95 E10 est-elle obligatoire en Belgique?

La Belgique faisant partie de l’Union européenne, elle se doit de respecter les directives visant à augmenter la part d’énergies renouvelables dans le transport et à réduire les émissions de CO2 des véhicules.

A l’horizon 2020, chaque pays se doit d’atteindre un objectif de 10 % d’énergies renouvelables dans le transport. L’introduction de l’essence 95 E10 sur le marché belge est un des moyens pour y parvenir. D’autres pays européens ont également fait le choix d’introduire l’essence E10.

 

5) Quelle norme technique s’applique à l’essence 95 E10?

La norme européenne d’application pour l’essence porte la référence EN 228. Elle a été transposée en Belgique sous la référence NBN EN 228, qui spécifie également le marquage à la pompe, dont un autocollant rond et vert avec le marquage « Essence 95 E10 » et « NBN EN 228 » ;

 

6) Qu’est-ce que le bioéthanol ?

Le bioéthanol est un alcool industriel produit de façon durable à partir de biomasse. En Belgique, il est obtenu à partir de l’amidon des céréales ou du sucre des betteraves. Ailleurs dans le monde, il est également produit à partir d’autres cultures végétales, comme par exemple le maïs et la canne à sucre.

Les matières résiduelles à l’issue de la fabrication du bioéthanol ne sont pas perdues : elles servent entre autres à l'alimentation animale.

De nouveaux processus de fabrication se développent, qui utilisent d’autres matières premières comme les déchets de biomasse.

 

7) D'où vient le bioéthanol contenu dans la 95 E10 

Le bioéthanol servant aux carburants est majoritairement produit à partir de l’amidon et la cellulose de maïs, de l'amidon des céréales et du sucre des betteraves. Les matières résiduelles de la fabrication de l’éthanol ne sont pas perdues: elles servent entre autres à l'alimentation animale.

Ailleurs dans le monde, le bioéthanol est également produit à partir d’autres cultures végétales, comme par exemple le maïs et la canne à sucre.

De nouveaux processus de fabrication se développent, qui utilisent d’autres matières premières comme les déchets de biomasse. On les appelle les biocarburants de deuxième génération. Ils ont l’avantage de ne pas faire appel aux cultures de type alimentaire.

 

8) Quel est l'avantage de mettre plus de bioéthanol dans l'essence?

Avec les biocarburants comme l’éthanol l’Europe vise à diversifier ses sources énergétiques et à réduire les émissions de CO2 des énergies pour le transport.

L’objectif européen est d’avoir 10 % d’énergie renouvelable dans le transport en 2020.

En augmentant le contenu de l’éthanol dans l’essence la Belgique fait un pas dans l’atteinte de cet objectif.

 

9) Puis-je ajouter moi-même de l’éthanol à l’essence?

Non. La proportion de bioéthanol autorisée dans les carburants est fixée par des normes techniques européennes. Les fabricants de produits pétroliers sont tenus de les respecter. La qualité de leurs produits est régulièrement contrôlée par les autorités belges, également dans les stations-service. Accroître cette proportion en ajoutant vous-même de l’éthanol dans votre réservoir, outre les risques que vous prendriez à pratiquer une telle opération, en ferait un carburant non conforme à la législation en vigueur.

 

10) Le bioéthanol présent dans l’essence 95 E10 est-il bon pour l’environnement?

Le bioéthanol utilisé pour la fabrication de l’essence 95 E10 est certifié sur base de  critères établis par l'Union européenne, en matière de durabilité, de respect de la biodiversité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

11) Le bioéthanol est-il un carburant à faible empreinte en carbone?

Le bioéthanol a une empreinte carbone inférieure à celle de l’essence fossile.

La directive européenne impose actuellement une réduction de 35 % minimum des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux combustibles fossiles. Ce minimum passera à 50 % dès 2018.

Bon nombre de producteurs belges et européens de bioéthanol atteignent déjà maintenant ce seuil de 50 %.

 

12) D’où provient le bioéthanol contenu dans l’essence 95 E10?

Le bioéthanol est un produit fabriqué et commercialisé dans le monde entier. En Europe et en Belgique, le bioéthanol contenu dans l’essence est principalement d’origine européenne.

 

13) Le bioéthanol présent dans l’essence 95 E10 est-il produit en Belgique?

Le bioéthanol est un produit qui doit répondre à des critères de durabilité à travers un système de certification. Les capacités actuelles belges de production de bioéthanol sont suffisantes pour couvrir les besoins de notre pays. Toutefois, le marché du bioéthanol est libre. Cela signifie donc que le bioéthanol destiné à l’essence 95 E10 peut tout aussi bien être produit en Belgique, qu’être importé d’un autre pays.

 

14) Existe-t-il suffisamment d’unités de production de bioéthanol en Belgique pour couvrir l’ensemble des besoins de notre pays?

Les unités de production actuelles installées en Belgique disposent d’une capacité totale de l’ordre de 500 millions de litres, ce qui est largement suffisant pour répondre à nos besoins.

Toutefois, le marché du bioéthanol est libre. Cela signifie donc que le bioéthanol destiné à l’essence 95 E10 peut tout aussi bien être produit en Belgique, qu’être importé d’un autre pays.

 

15) Quel est le volume nécessaire de bioéthanol pour couvrir la part incluse dans l’essence 95 E10?

Sur la base des statistiques actuelles de consommation d’essence 95, le volume annuel de bioéthanol nécessaire pour couvrir les besoins de notre pays s’élève à environ 160 millions de litres.

Les capacités actuelles belges de production de bioéthanol sont suffisantes pour couvrir ce volume.

 

16) Est-il vrai qu’en produisant du bioéthanol, on prive certaines populations de denrées utilisables pour leur alimentation?

En effet, l’utilisation de terres agricoles pour produire des biocarburants plutôt qu’à des fins alimentaires est un risque. Depuis 2015, la directive européenne sur les biocarburants reconnaît cette situation. C’est pourquoi, courant 2017, la part des biocarburants issus de matières premières alimentaires (biocarburants de première génération) sera limitée.

En outre, sont développés de nouveaux processus de production pour utiliser d’autres matières premières comme l’utilisation de déchets de biomasse par exemple. On les appelle biocarburants de deuxième génération. Ils ne font pas appel aux denrées utilisables pour l’alimentation.

 

17) L’augmentation de la consommation de bioéthanol ne risque-t-elle pas de générer une spéculation sur les matières premières agricoles?

Seule une petite partie des matières premières agricoles est utilisée pour la fabrication de bioéthanol. A titre d’exemple, en Europe, cela ne représente que 2 % de la production de céréales.

De ce fait, le risque d’une telle spéculation est très limité.